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Voyage au Japon (2007) 

En été 2007, deux judokas adolescents de notre club (Alexis Robin et Philipe Crépeau) accompagnés par notre directeur technique, Monsieur Catalin Guica, ont passé deux mois entier à s'entraîner à une des plus prestigieuses universités japonaises de judo, l'université de Tsukuba.

Une image vaut mille mots!

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Voici un extrait du journal de Monsieur Guica (Tsukuba 2007)

Les terrains de sport de cette université sont superbes. La salle de judo mesure 24/30 mètres (la notre au club de judo Olympique mesure 14/16 et est une très grande salle de judo au Canada), la sale de KENDO est deux fois plus grande que la sale de judo. Il était samedi soir. Les sportifs s’entraînaient d'manière à te couper le soufflé: que ce soit pour le soccer, le judo, le kendo, athlétisme, musculation etc. FORT, FORT , FORT!
L
'entraîneur de judo n'était pas présent. Chacun travaillait individuellement son programme comme suit : ils faisaient presque tous de l'endurance était sur une bicyclette fixe installée dans un sauna, je n'exagère pas! Il y avait une salle d'entraînement sur chauffée (100 degrés Celsius). Après une heure de bicyclette ils se séparaient : un  faisait des uchi-komi et des nage-komi avec son partenaire: sur place, en déplacement, en vitesse, randori kumi-kata; un autre il a travaille pendent une autre heure tandoku-renshu (shadow uchi-komi); un autre arrive avec un gros chronomètre rectangulaire et il se met à faire du maintien des positions en isométrie. Pour expliquer ce que ça veut dire, voilà: le gars se couche de côté, il appui la main sur son cou, et il prend une position dans laquelle seulement le coude et un pied touchent à terre. La cuisse et sont corps ne touchent pas. Le gars regarde le chronomètre et il reste comme ça quatre-cinq minutes, sans bouger. Ces exercices servent à plusieurs choses comme, par exemple à pouvoir garder une position droite de ton dos même quand ton partenaire – trop fort – te plie en deux.   Il fait plusieurs séries, après il change l'exercice; une fois les exercices d'isométrie terminés, il prend un poids de 250grames, se met en position de garde debout et fait le travail comme s'il avait une kumi-kata à tenir; il bouge ainsi son bras, sa main, son poignet tout en se déplaçant en ayumi-ashi, tai-sabaki et il fait ça quatre-cinq minutes. On voit qu'
il est gaucher, parce que, en changeant la main après les 4 minutes, il tiens le petit poids différemment, comme si il tenait une saisie à la manche.
Un autre fait de l
'élasticité musculaire, il s'
écarte de toutes les côtés, je ne sais pour quoi, il fait déjà la splitte frontale et sagittale à 180 degrés.
Philippe et Alexis ont envie de monter eux aussi sur le tatami  tellement ce qu
'ils voient est motivant. En passant, au Japon  c'est six jour par semaine et non pas cinq (avec quelques exceptions).

À la fin on part avec deux d'entre eux qui nous font une autre surprise : ils nous donnent trois bicyclettes. Je demande si c'était juste pour la soirée: mais non, c'est pour toute la période de deux mois.
Nous sommes assis sur des bicyclettes de fille avec la scelle très basse, j
'essai de la monter, le maximum est aussi très bas ! Au moins elle est très large, ça fait pas mal aux fesses... J'
ai même un panier installé devant, je vais faire mes courses!

On fini cette deuxième soirée au même restaurant, il est vraiment proche. Autre serveuse, le même accueil chaleureux, poisson cru pour tous, poulet, poisson frit. La commande a été un peu improvisée parce que la fille était moins bonne en anglais que celle qui parlait seulement YES , NO, alors après 15 minutes j
'ai choisit à l'aveugle sur la liste. J'ai commandé un peut trop.

Demain, il n
'y a pas d’entraînement. Mais les gars sont tellement motivés à commencer, qu'on va faire huit km de course et un peu de musculation.
Une dernière chose: le payement se fait cash par tout. Des ATM existent. J
'ai trouvé un des rares (sont marqués sur la carte comme nous on marque les écoles et les églises). Il est juste en japonais. Je n'ai pas encore essayé. J'ai encore du cash. Je suis curieux comment je vais comprendre la question quelle est la transaction désirée? Parce qu'elle n'a pas d'option chiffrée : un dépôt, un retrait, une mise à jour etc.

Voilà!

 

Lundi le 9 juillet 2007
Le premier entraînement est arrive, lundi. Début : 7 heures, durée 2h30. En bref il y avait 50 judokas, tous ceintures noires. Parmi eux sept hollandais, une américaine, une croate.
Au programme :
- Échauffement
- Uchi-komi en déplacement
- Uchi-komi en vitesse
- 8 Randoris de 6 minutes au sol,
- 8 Randoris de 8 minutes debout
- Power Uchi-komi avec deux partenaires 10 minutes

Ceux qui font du judo savent c'est quoi 112 minutes de Randori. Les pauses entre les reprises sont de 30 secondes.
Alexis et Philippe ont fait la moitié des Randoris, ce qui est quand même remarquable.
Sur le bord du tatami il y a une chaudière à thé de 30 litres  thé, les judokas se servent durant les pauses.
Après cet entraînement qui nous semble impossible à achever PERSONNE  ne quitte le dojo. Chacun a du travail individuel à faire : des projections, shadow uchi-komi, étirement musculaire. Ou tout simplement discuter et regarder les autres. À 10h30 il y a encore du monde malgré que l
'
entraînement était fini à 9h30.
D
'ailleurs dans toutes les autres dojos (KENDO, AIKIDO) on entend des cris , des bruits d'activité, des centaines d'étudiants.

En après midi, l'entraînement est à 16h45.
Il dure jusqu
'
à 19 heures: Échauffement 30 minutes, uchi-komi vitesse avec contact qui coupe littéralement le souffle, combinaisons vitesse et 10 reprises de 8 minutes de Randori debout. À la fin travail individuel 30 minutes à une heure.
Alexis et Philippe ont résisté 7 Randoris chaque. C
'
est quand même bien. Ce premier jour ont subi chacun une centaine des IPPONS, sans exagération de ma part.
Je croix avoir vu Alexis réussir une projection, peut être deux. Philippe en a réussi une petite aussi. Il faut dire que les japonais se bâtent d
'une façon élastique, ils ne s'obstinent pas à éviter qu'on les chute. Résultat: à tout moment il y a des IPPONS à couper le soufflé par leur beauté.

 


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